10 novembre 2009
Dédicace et rencontre à Lys-les-Lannois
Samedi dernier, nous étions au festival de Lys-les-Lannois pour rencontrer l'excellent auteur de La vengeance d'une femme, Fabrice Lilao. Nous sommes arrivés comme des fleurs sous le coup des deux heures et il n'y avait personne à sa table. Après quelques bavardages avec des voisins pour attendre 15h, nous l'avons vu arrivé, accompagner de Sébastien Ferran, dont j'avais zappé qu'il devait être présent lui aussi. Qu'à cela ne tienne, j'ai papoté avec lui et Lilao pendant que ce dernier nous faisait une belle dédicace, montrant la fameuse duchesse devenue fille de rien en déshabillé ^^ Il était bien plaisant d'être reconnue par Sébastien Ferran d'une part (javais chroniqué son tome 1 de L'anneau des Nibelungen, chez Emmanuel Proust. je sais que le tome 2 sortira pour Angoulême et comme j'ai largement préféré sa version à celle d'Alexandre Alice que je trouve trop "disneyante" et jouant trop sur le comique, je ne manquerai pas d'aller le voir pour en discuter ^^) et de recevoir les remerciements de Lilao pour ma chronique de son album :-D
Alors, certes, il y avait des grands noms, comme Turf, Dodier (j'entends déjà Karine me houspiller de ne pas être allée voir le créateur de l'excellent Jérôme K Jérôme Bloche. Et, en effet, honte sur moi !), Hermann ou Meynet, mais nous nous sommes contentés de notre jolie dédicace, ne tenant pas à faire la queue pendant des heures pour voir les autres.
Sinon, comme c'était mon anniversaire la veille, je n'ai pas manqué de recevoir quelques présents de la part de Martine et Jean-Marc et de René et Jeannette. Deux livres de broderie pour continuer mes ouvrages (Conte de fées et Jours de fêtes dans la collection Point de croix de Mango) et un petit pendentif de chez Svarovski. Merci à vous quatre ! :-D
04 novembre 2009
[Livre] Une reine trop belle
A cause des merveilles dont parlait Rosalys sur son blog les 13 et 15 octobre, je me suis offert quelques albums jeunesse, parmi lesquels cette Reine trop belle de Christine Lamiraud, aux éditions Talents Hauts.

Dans un grand palais vivait une reine très belle, si belle que le roi,
jaloux, l'enferma dans une tour. Grâce à l'intervention d'une reinette
magique, elle devint laide. Méconnaissable, elle put se mêler au peuple
et aux courtisans et retrouver les plaisirs de la vie. Comme le roi,
fou de rage, avait fait faire le portrait de la reine dans toute sa
laideur, tous la reconnurent et louèrent son intelligence et ses
manières aimables. Le roi prit conscience sa vanité et découvrit sa
femme plus belle que jamais malgré son apparence disgracieuse.
L'intrigue est toute simple et emprunte beaucoup à Riquet à la houppe pour son esprit, puisque la morale veut que la beauté n'est rien sans l'intelligence. Cependant, l'histoire se lit très facilement et est bien agréable. Quelques éléments magiques (la reinette qui accomplit les voeux) ou non (la tour où est enfermée la reine), de même que les sentiments forts et trop entiers (la jalousie du roi puis sa vaine colère) appartiennent entièrement à l'univers des contes et sont bien utilisés par l'auteure. Enfin, pour couronner le plaisir de la lecture, les illustrations à la gouache de Christine Lamiraud donne un cachet bien spécifique à l'ensemble, tant elles respirent la douceur et l'élégance simple.
30 octobre 2009
[Rappel] Chronique d'octobre 2009 pour Bdgest
Cliquez sur les titres pour lire les chroniques :
- Tendre est la mort
- Mathilde # 1
- Death note # 13
- Très cher frère
- La Marque du destin # 1
- Superior # 1&2
- RG Veda (deluxe) # 1
- Papa told me # 1
- Gravel Kingdom
- Kieli # 2
- 99 Happy soul
29 octobre 2009
[Livres] Hanafuda
Après une lecture hebdomadaire, mois après mois, histoire de mieux en goûter toute la poésie, j'ai enfin terminé Le jeu des fleurs, Hanafuda de Véronique Brindeau et Frédéric Clément.

Il existe au Japon un jeu de cartes, né
au XVIe siècle, appelé hanafuda. Un
jeu dans lequel il n'y a ni roi ni reine, mais
des iris, des cerisiers et des saules, et aussi
des poèmes et des légendes, qui ne sont
pas écrits mais que les motifs de fleurs et
d'arbres, associés à la pleine lune ou à un
cerf, font aussitôt surgir à la mémoire de tous
les Japonais. C'est une véritable mémoire
collective des saisons et de la poésie la plus
ancienne qui se transmet ainsi, comme un
herbier merveilleux révélant tout un réseau
de paysages familiers et de références
littéraires. Un jeu très populaire, auquel
on joue en famille, particulièrement au
Nouvel An, si unanimement apprécié
des Japonais qu'une petite société se
constitua tout exprès pour le développer.
Cela se passait en 1889, et ce fut le premier
jeu de la maison Nintendô.

Hanafuda est d'abord un beau livre dont on dénoue avec plaisir le ruban pour découvrir un livret épais surmonté d'une série de cartes dont on soulève le mystère avec curiosité. Que représentent-elles donc ? Comment les apparier ?
L'introduction nous donne la réponse, les règles du jeu et leur panel d'explications nous révèlent la vérité et on est pris du désir de jouer.
Mais avant ça, il faut savourer l'écriture, la douce poésie qui entoure chaque mois de l'année. Sakura (cerisier) de mars et momiji (érable) d'octobre se détachent car ils sont connus pour inspirer les Japonais. Mais ils ne sont pas les seuls arbres et on découvre tour à tour les charmes et la symbolique du pin dressé au coeur de l'hiver, du prunier aux fleurs délicates, de la glycine aux tons mauves tant appréciés, de l'iris, de la pivoine aux milles pétales, du lespédèze un peu commun mais tant célébré, de la miscanthe mélancolique, du chrysanthème impérial, du saule aux rameaux souples inspirant le poète, et du paulownia indissociable du Genji et abri privilégié du phénix.
On se prend à savourer les mots, à se laisser porter par eux et par les illustrations sereines et élégantes de Frédéric Clément. On goûte avec plaisir aux poèmes qui parsèment les pages. Nos guides s'appellent Bashô, Issa, Buson, Ryôkan et tant d'autres. Rubans, rameaux, feuilles, pétales, se lient et se délient, nous faisant naviguer sur une mer zen et apaisante.
Et pour finir, la tentation est grande de prendre les cartes au creux de la main et d'en chercher les combinaisons aux noms exotiques ou magiques, "tan", "fuji", "san kô", "contempler la lune et boire du saké"...
Et pourquoi ne pas jouer à deux ou plus, les règles étant suffisamment claires pour bien s'amuser ^^
23 octobre 2009
[Broderie] Lutins des bois
A l'occasion de l'anniversaire de dame Algésiras, délicieuse auteur de Candélabres, j'ai fait une petite broderie à partir d'un modèle toujours tiré du même carnet de point de croix Fées et Lutins (par Sylvie Teytaud), auquel j'ai ajouté un hérisson tiré d'Un air de campagne.
Quelques images de la progression de mon travail :
La collection Carnet de point de croix (édition Mango) fourmille de thèmes et de modèles souvent adorables. J'en ai maintenant sept (Fées et lutins, Un air de campagne, Herbier, Noël, Père Noël, un Abécédaires et le spécial Harry Potter) mais je lorgne encore sur d'autres ^^
La broderie mystère est presque terminée puisqu'il ne me reste plus qu'à la doubler avec le tissu choisi, mais cela attendra la fin de la campagne des cartes de voeux brodées (et enveloppes si je peux en envoyer de France - en Belgique, ça ne passe pas).
20 octobre 2009
Week-end dans les Ardennes
Samedi et dimanche, nous avons pris la direction des Ardennes pour un week-end gastronomique comme en mars, mais cette fois-ci nous avons profité de la saison du gibier.
Partis à l'heure du déjeuner, nous avons fait le trajet par la route nationale, profitant ainsi de la nature et de tout ce qu'on pouvait voir. Nous sommes passés par Namur et avons pu admirer sa citadelle haut perchée tandis qu'un trio d'oies cancanait près de nous. Puis, nous avons fait un crochet à l'abbaye bénédictine de Maredsous (assez récente puisqu'elle n'a été fondée qu'en 1872, mais imposante) où il nous était impossible de ne pas acquérir un bon gros fromage et quelques bières ^^. Sur la route, nous avons croisé un panneau rigolo portant la mention "Attention ! grenouilles !" (oublié de prendre une photo) ainsi que quelques chèvres et deux ânes au bas des ruines du château de Montaigle. De là, nous avons poursuivi jusqu'à Dinant que nous avons traversé rapidement puis nous sommes arrivés à Bouillon.
A l'hôtel Panorama, nous avions une chambre au troisième étage, avec jacuzzi. La vue n'était pas aussi bien que la première fois, mais c'était très agréable quand même. L'heure du dîner et de ses six services est vite arrivé et rien que d'y penser nous avions déjà l'eau à la bouche ! La perspective de faire bonne chère, sans aucun doute ! ^^
Nous avons commencé par un petit apéritif dans le salon attenant à la salle à manger et nous avons pu déguster deux cuillères et une verrine, contenant respectivement deux filets d'anchois à l'échalote, une délicate mousse de faisan et un velouté de potiron au safran. Le repas a ensuite duré trois bonnes heures, nous laissant le temps de commencer à digérer chaque plat. Nous étions assis exactement à la même table qu'en mars. Nous avons commencé par une terrine de foie gras de canard accompagné d'une salade de fruits secs et de raisins de Corinthe (très bonne salade !) avant de consommer une bisque de homard en capuccino vraiment très bonne. Nous avions pris l'assortiment de vins proposé par la maison et avons donc dégusté avec ces deux premiers plats un très bon petit vin blanc. Le plat de poisson n'a pas tardé ; c'était un pavé de cabillaud en croûte de pomme de terre surmonté d'une brochette d'écrevisses, le tout sur une poêlée de soja aux herbes. Délicieux également. Ensuite, nous nous sommes régalés d'un suprême de col vert aux dés de pommes caramélisées et purée de marron (à se damner la purée !!). Ont suivi de non moins savoureux médaillons de filet de daguet, sauce poivrade au cassis et poivron confit, accompagné de sa polenta à l'avoine. Julien a moins apprécié le goût du daguet, mais j'étais aux anges (même si j'ai eu une petite pensée pour ce pauvre jeune chevreuil). Le repas s'est achevé sr un délice au chocolat praliné qui a fait notre régal à tous deux. Tout en ayant très bien mangé, nous ne nous sommes pas sentis lourds du tout. Et ainsi lestés, nous avons dormi du sommeil du juste.
Dimanche matin, après un petit-déjeuner copieux mais sans trop, nous avons fait une promenade le long de la Semois, tandis que la brume se levait tout doucement. Nos pas nous ont conduit sur la route de l'abbaye cistercienne de Cordemois (1935) où nous nous sommes arrêtés pur faire provision de pain, de fromage, de bières (encore !), de miel et de confiture de châtaignes (j'adore ça). Nous avons profité un peu du bois, des vues (le château dans la brume), de bon air vif et vivifiant. Nous avons croisé deux frères chats perchés sur un escalier, ainsi qu'un couple de petits jardiniers ornant le rebord d'une fenêtre. Le panneau "Berg op zoom" à l'entrée d'une ruelle n'a pas manqué de nous faire sourire... Et, après nous être longuement baladés, nous avons dû prendre notre courage à deux mains pour grimper jusqu'à l'hôtel par un passage bien raide qu'il m'avait pris la fantaisie d'emprunter.
Arrivés dans la bine-nommée "rue Haut-dessus de la ville", un récompense nous attendait sous forme d'un excellent déjeuner. L'entrée consistait en une terrine de gibier accompagné de jambon d'Ardenne et d'une salade verte. A suivi un délicieux filet de marcassin en sauce et confiture d'airelles avec des croquettes. Le dessert était une mousse spéculoos sur crème à la vanille, à tomber. Là encore nous avons fait bonne chère et bien profité ^^
L'heure était venue de quitter l'hôtel et ses délices et la fantaisie nous a pris d'aller à Sedan, toute proche. Le soleil avait alors remplacé la brume et nous avons pu y admiré pleinement l'imposant château médiéval, construit vers 1424 et qui est le plus étendu d'Europe. En étant à Sedan et en voyant cette forteresse, comment ne pas penser à la fameuse bataille qui eut lieu à cet endroit entre le 31 août et le 1er septembre 1870 ainsi qu'à la cuisante défaite de Napoléon III ?
Nous avons ensuite pris la route de Dinant où nous nous sommes arrêtés longuement. A l'origine, Julien voulait y manger une couque, mais nous avons finalement décidé de visiter la citadelle. En cheminant vers l'entrée de celle-ci, nous sommes passés devant la maison d'Adolphe Sax et avons pu mesurer toute l'ampleur de la falaise abrupte sur laquelle est perchée la forteresse. Un bloc de cette falaise s'est d'ailleurs détachée il y a quelques années, démolissant plusieurs maisons et endommageant le seul portail roman encore debout de l'église toute proche.
On peut accéder à la citadelle soit par le téléférique soit par 408 marches d'un escalier vertigineux. Nous avons choisi la première option, pensant redescendre à pied, malheureusement, ayant bénéficié de la dernière visite guidée, nous n'avons pas pu emprunter l'escalier, son accès étant déjà fermé.
Edifiée en 1051 par le prince-évêque de Liège, la citadelle a été le théâtre de bien des guerres et de bien des horreurs, comme le massacre de 800 Dinantais, jetés dans la Meuse deux par deux sur ordre de Charles le Téméraire. Elle a aussi vu soixante dix-huit soldats français et allemands s'entretuer à la baïonnette le 15 août 1914... Les restes de ces derniers ont été brûlés puis enterrés en haut de la citadelle quelques années plus tard. La visite nous a permis de voir différentes salles de défenses (avec les meurtrières), les magasins à poudre, ainsi que la salle des carrosses, celle des armes et la cuisine ainsi que la forge. La prison fait froid dans le dos, avec la salle où sont exposés une guillotine, ainsi qu'un billot qui servait à trancher la main des parricides. La salle d'armes recèle quelques trésors, épées, espadon, arbalètes, baïonnettes et fusils. Des canons de différents époques se trouvent un peu partout. Et on rencontre même Madame de Maintenon, venue un jour rejoindre son roi à la guerre. Mais le plus impressionnant, c'est la vue ! ainsi que cet abri effondré reconstituant une tranchée et qui - parce que penché - fait perdre toute notion d'équilibre. Julien s'en est bien sorti là-dedans, mais j'avais la tête qui tournait affreusement... Par ailleurs, notre guide ne manquait pas de cet humour un peu surréaliste typique des Belges.
Il était ensuite l'heure de reprendre la route et d'aller à Jodoigne où nous avons passé la soirée et dîné chez le cousin de Julien, avec sa compagne et leur fils. C'était encore un moment très agréable et nous avons beaucoup papoté. Une fin de week-end idéale, en somme.














